SYVALENÉRGIE

Le troisième pôle, SYVALÉNERGIE ou Unité de Valorisation Energétique, n’est pas le moins spectaculaire !

La salle de contrôle – Cliché APIC

Le Syvalom est en effet producteur d’électricité et de chaleur grâce à l’incinération des déchets résiduels de notre poubelle « grise » comprenant les ordures ménagères non recyclables ainsi que les déchets légers des entreprises (110 000 tonnes par an). Sont également incinérés tous les « refusés du tri ».
Comme les autres, ces déchets arrivent par camions-bennes et sont entreposés dans une zone spécifique du Centre.

Pour comprendre la suite des opérations, nous avons suivi notre guide jusqu’à la « salle de commande numérique du site ».
Derrière des écrans, les opérateurs contrôlent l’ensemble des équipements du Centre et en particulier le gigantesque four d’incinération.

Ce qui a été remarquable pour nous, visiteurs, est que cette salle nous donne à voir, au travers de vitres très épaisses, la montée des déchets incinérables vers la trémie du four…
Comme on le voit ici, un grappin manœuvré par un technicien saisit une masse de déchets et va la déposer dans l’entrée du four d’incinération.

Derrière la paroi vitrée, le grapin transfère les ordures vers le four – Cliché APIC

On peut voir sur l’une des vidéos de présentation sur le site internet du Centre, l’entreposage des déchets incinérables et l’action du grappin qui s’en empare.

Vidéo traitement des déchets incinérables – © Syvalom (Youtube)
Visualisation de l’intérieur du four – © Syvalom

Une caméra de surveillance filme l’incinération qui a lieu en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, brûlant ainsi 300 à 400 tonnes de détritus par jour.
Ces derniers constituent l’unique combustible du four.

La température à l’intérieur s’élève à 1100 degrés…

Extraction des « gros ferreux » après combustion – © Syvalom

Des grilles disposées au fond du four permettent de récupérer les matériaux non incinérables tels que les métaux ferreux et non ferreux ainsi que les mâchefers (résidus solides issus de la combustion).
Ils ne sont pas perdus puisqu’ils sont réinjectés dans le circuit de production des métaux (et partent par exemple chez Arcelor Mittal à Dunkerque) tandis que les mâchefers sont utilisés par les Travaux publics comme matériau pour les routes, ce qui permet d’épargner les matières premières naturelles. On est toujours dans l’économie circulaire…

UNE DOUBLE VALORISATION ÉNERGÉTIQUE :

  • Production du chauffage urbain et industriel.
    En effet, l’incinération permet de porter à 400 degrés l’eau d’une chaudière.
    Celle-ci alimente un réseau d’eau chaude qui chauffe 14 000 foyers de Châlons-en-Champagne et est utilisée par l’entreprise Luzéal près de Châlons.
  • Production d’électricité consommée par 5000 foyers.
    Selon le procédé classique, la vapeur d’eau produite grâce à la chaleur alimente une turbine couplée à un alternateur. Un transformateur relié au réseau ERDF régule et distribue l’électricité.

Un panneau explicatif dans l’usine renseigne les visiteurs :

Panneau explicatif – © Syvalom

Déambulation dans les installations du Syvalénergie

Impression de propreté et d’efficacité… mais un environnement assez bruyant !

Dans l’usine Syvalénergie -Cliché APIC
Apprécier l’ambiance sonore dans l’usine Syvalénergie

Enfin, Syvalom peut s’enorgueillir à juste titre, de sa lutte contre la pollution atmosphérique grâce aux traitements des fumées et poussières engendrés par l’incinération des déchets.
Ce tableau, qui se trouve aussi exposé dans l’usine, montre sur la colonne de droite, que les rejets en poussières, en chlorures, acides… sont inférieurs de 40 % aux normes européennes autorisées grâce aux substantiels investissements consentis par l’entreprise.

En conclusion

Cette visite intéressante et instructive a duré presque 3 heures, nous n’avons pas vu le temps passer.
À travers ce centre de tri, nous avons pu découvrir une organisation technologique que certains d’entre nous ne soupçonnaient pas.

Et réaliser que nous avons bien affaire à une éco-entreprise ou éco-industrie intégrée dans une économie circulaire, car elle est tournée vers la production de matières premières secondaires à partir des déchets de notre société de consommation, qui sont ensuite réinjectées dans le cycle de production auquel s’ajoute la production d’une énergie « verte », si indispensable aujourd’hui.

Une industrie capable de perfectionner ses techniques, une industrie d’avenir, sans aucun doute.


Sources utilisées :

  • le site du Syvalom de La Veuve est très riche et les explications sont claires si on veut approfondir le sujet : https://syvalom.fr/centre-de-tri/
  • le Syvalom publie également une plaquette « Syvalom, pôle multifilière », très complète et synthétique
  • quelques illustrations ont été empruntées à la Communauté de Communes du Sud marnais
  • photos et vidéos APIC : Régine Cernier, Denis Capovilla
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